Une pratique qui vit déjà entre l'Europe et l'Afrique — de Bordeaux à Casablanca. Pour la Biennale Euro-Africa, quatre œuvres qui font du passage leur matière : la mémoire qui circule, le seuil qui relie, la médina qui se réinvente, et la donnée des deux continents tissée en un même geste.
Une œuvre du déplacement et de la trace : ce qui subsiste au mouvement, ce que l'on emporte d'une rive à l'autre. Le cœur même de l'espace euro-africain — les mémoires qui voyagent.
Un système d'exploitation qui exécute la culture marocaine. Une borne d'arcade physique : on n'y entre pas seul, on n'y consomme pas — on exécute, ensemble. Le seuil comme dispositif de rencontre entre les publics et les rives.
Une expérience VR où la médina traditionnelle renaît en ville cybernétique — entre derbs anciens, néons futuristes et architecture spéculative. La médina comme métaphore de la jeunesse marocaine : ancrée dans l'héritage, tournée vers le futur. Souvent le premier contact VR de jeunes publics.
Une création spéciale pour la Biennale : un tapis génératif qui tisse en direct les données des deux continents. Motifs berbères — étoile, couronne, goutte, métier, zerbia — animés par les flux réels : température, humidité, vent de Casablanca. Un tableau vivant, infini, où les deux rives deviennent une seule étoffe.
Discutons du format, de l'espace et des dates — pour faire de ces œuvres un vrai pont entre l'Europe et l'Afrique.
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