Une pratique qui vit déjà entre l'Europe et l'Afrique — de Bordeaux à Casablanca. Pour la Biennale Euro-Africa, neuf œuvres de design d'interaction qui font du passage leur matière : la mémoire qui circule, le corps qui devient interface, la médina qui se réinvente, le vivant qui parle en données — et un axe dédié aux enjeux climatiques.
Une œuvre du déplacement et de la trace : une charrette marocaine instrumentée dont on saisit les rênes, reliée à des capteurs et à une expérience immersive. Ce que l'on emporte d'une rive à l'autre — le cœur même de l'espace euro-africain.

Un système d'exploitation qui exécute la culture marocaine. Une borne d'arcade physique : on n'y consomme pas, on exécute — ensemble. Le seuil comme dispositif de rencontre entre les publics et les rives (dès 8 ans, coopératif).
Une expérience VR où la médina traditionnelle renaît en ville cybernétique — derbs anciens, néons futuristes, architecture spéculative. La médina comme métaphore de la jeunesse marocaine : ancrée dans l'héritage, tournée vers le futur. Souvent le premier contact VR de jeunes publics.


Un espace immersif où les mouvements des visiteurs sculptent le son et la lumière : on entre dans l'œuvre, le corps devient l'interface. Une invitation physique, intuitive, tous publics.
Une plante vivante, équipée de capteurs de conductance : ses variations biologiques deviennent image et son, en temps réel. « Une plante n'est pas un décor. Elle est un capteur. » Un flux contemplatif, au tempo du vivant.

Notre proposition dédiée à la responsabilité environnementale : trois œuvres qui font des données du vivant et du climat une matière sensible — le tissage des données des deux continents, la mémoire d'un paysage, le souffle du vent. Une porte d'entrée idéale pour un mécénat ou un partenariat RSE.

Un tapis génératif qui tisse en direct les données climatiques des deux continents : température, humidité, vent de Casablanca animent des motifs berbères (étoile, couronne, goutte, métier, zerbia). Un tableau vivant, infini — les deux rives en une seule étoffe.
Une antenne parabolique oubliée devient machine à remonter le temps et instrument de transmission : la nostalgie et la mémoire d'un territoire captées, rejouées, transmises. Le paysage sonore comme archive vivante.


Une œuvre d'art climatique interactif : le vent — sa vitesse, sa direction — devient son et lumière. Le public perçoit physiquement une donnée invisible, au cœur du récit environnemental. Œuvre déjà présente au Maroc, à déploiement léger.
Une plateforme collaborative où le public crée une œuvre commune en temps réel via QR code : onze dispositifs gratuits, déjà déployés en partenariat au Maroc. L'atout médiation de la proposition — accessible, multilingue, adaptable à la thématique de la Biennale.

Chaque œuvre dispose de son dossier (présentation, fiche technique, besoins de médiation, cartel FR/AR). Le dossier complet regroupe l'ensemble.
Discutons du format, de l'espace (≈ 300 m²) et de la médiation — pour faire de ces huit œuvres un vrai pont entre l'Europe et l'Afrique.
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