La nuit du 31 décembre 1999. Un multiplex de la périphérie de Bordeaux. Deux cent trente spectateurs sont venus fêter le Nouvel An devant un écran.
À minuit, l'automate qui pilote le bâtiment cesse d'obéir. Les portes se verrouillent. Les projecteurs diffusent des images que personne n'a chargées. Dans la plus petite salle, une adolescente dessine des motifs qui apparaissent à l'écran avant qu'elle les trace.
Kamel a vingt ans. Il fait les nuits comme assistant projectionniste. Il connaît le bâtiment mieux que quiconque — y compris la porte du sous-sol qu'on n'ouvre jamais. Cette nuit, elle est ouverte. En dessous, quelque chose attend depuis la Guerre froide. Quelque chose qui n'a pas de nom, pas encore, mais qui apprend vite.
Un huis clos tendu, ancré dans le réel technique du cinéma 35 mm, où le fantastique arrive par les détails avant d'arriver par les événements. Se lit seul ou comme prequel de Le Maâlem Virtuel.